Slide thumbnail
Slide thumbnail
Slide thumbnail
Slide thumbnail

BENIN : La Pendjari, un éden béninois

Dans le Nord-Ouest du Bénin (ex-Dahomey), subsistent un terroir et une culture originale. Un journaliste béninois redécouvre avec bonheur sa région d’origine. Voyage au coeur de l'Atacora, une région plus connue par ses sites touristiques que son patrimoine historique et culturel.

Mon métier de reporter m’avait tenu éloigné du nord-ouest du Bénin et de sa riche culture : son habitat atypique, ses merveilleux paysages et ses sites touristiques. Au Bénin, comme ailleurs en Afrique, lorsqu’on est journaliste dans la presse indépendante, prendre des vacances n’est pas chose facile avec une rédaction réduite au strict minimum. Mes seuls moments d’évasion se limitaient donc aux voyages dans le sud du pays, proche de mon lieu de travail Cotonou, la capitale économique. Qu’à cela ne tienne, en dehors des belles plages de Cotonou, où se rassemblent tous les week-ends les Béninois et autres expatriés que la pollution des zémidjan [motos-taxis] et le stress permanent amènent en quête d’air pur ou de distraction, je m’inventais de temps à autre mes propres circuits touristiques, au gré de mes curiosités. Mais rien de tout cela ne parvenait à remplacer dans mon cœur la chaleur des hommes ni la beauté du Nord-Ouest, qui fascinent toujours le fils du pays que je suis tout comme l’étranger qui y débarque, et qui fait que l’envie de retourner dans cette région sonne toujours comme un appel irrésistible.

Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, a décidé – à juste raison – de faire du développement et de la promotion du tourisme la priorité de ses priorités. En effet, en dépit de son énorme potentiel dans ce domaine, le Bénin est une destination méconnue non seulement en Occident mais aussi en Afrique. Pour ce retour au bercail, mon voyage ne

KABA : HEROS NATIONAL DU BENIN ET GRAND RESISTANT AFRICAIN A LA COLONISATION.

Les hauts fourneaux de Datawory qui ont servi aux résistants à fabriquer des armes utilisées contre les troupes coloniales françaises en 1917.

C’est dans le contexte de la Première Guerre mondiale (1914-1918) qui vit s’opposer notamment la France à l’Allemagne, que l’administration coloniale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) décida d’imposer la conscription aux territoires qu’elle était en train d’occuper en Afrique. Ce qui va définitivement mettre le feu aux poudres quand KABA, chef d’un petit village du nom de Pélima au Bénin, alors Dahomey, refusa de laisser partir son neveu ou l’un des siens. Car il considérait que les fils de l’Atacora n’étaient en rien concernés par cette guerre qui se déroulait à des milliers de kilomètres de chez eux. Et que si les Français trouvaient anormal qu’un autre peuple occupe leur territoire, ils n’avaient pas à faire la même chose à l’endroit des peuples d’Afrique. Les aveux de Gabriel Louis Angoulvant, alors Gouverneur Général de l’AOF à Dakar au Sénégal sur la situation en disent long : « Nous n’avons pas en réalité à réprimer une rébellion qui n’existe pas au fond. Les Somba, partisans de l’agitateur KABA, eux-mêmes ne peuvent pas être considérés comme de véritables rebelles puisqu’ils n’ont jamais reconnu en fait qu’ils furent nos sujets. Ils ont toléré notre souveraineté tant qu’elle ne leur a pas semblé gênante. »

L’une des nombreuses galeries dans lesquels les résistants allaient chercher le minerai de fer pour forger leurs armes.

Les troupes coloniales vont recevoir l’ordre de mettre hors d’état de nuire ce KABA qui risque de compromettre l’avancée de l’entreprise coloniale en direction de l’hinterland. Et partant de là, éclata en 1914 la guerre de résistance qui va durer trois ans. L’Opération fut baptisée la « Colonne de l’Atakora ». Des combats se dérouleront dans une bonne partie du massif montagneux de l’Atacora. En l’occurrence à Wooroukou Tambou, Niarissera, Kouaténa, Tayakou et Data-Woory sur les territoires des communes actuelles de Kouandé, Natitingou, Toucountouna, Tanguiéta et Cobly. Soit dans un

«Prix Abbé Pierre Sanou du Meilleur Conte, Proverbe ou Devinette de l’Atacora et de la Donga»

La Fondation Teiga 

En Collaboration avec Bénin Culture Développement Amitié (BCDA),

Organisent la :

Première  Edition du «Prix Abbé Pierre Sanou du Meilleur Conte, Proverbe ou Devinette de l’Atacora et de la Donga»

Date de clôture : Avril 2019

Le Grand Concours Départemental des Contes, Proverbes ou Devinettes de l’Atacora et de la Donga est un événement culturel départemental qui vise à susciter la collecte et la publication de contes dans toutes les Communes de l’Atacora et de la Donga et cela indifféremment des cultures auxquelles ces contes et proverbes appartiennent.

Le but final étant de permettre au Bénin et aux Béninois de disposer, non pas de manière orale mais plutôt écrite, d’un bon nombre de contes, proverbes et devinettes de son patrimoine, et ainsi de les préserver et de les sauvegarder pour les générations futures et pour toute l’Afrique.

Les objectifs globaux du Grand Concours Départemental des Contes, Proverbes ou Devinettes de l’Atacora et de la Donga consistent non pas à inventer des contes, des proverbes ou des devinettes qui existent déjà et qui sont multiséculaires dans les traditions de tous les peuples du Bénin, mais plutôt à les collecter et les sortir de l’oralité par laquelle elle existe uniquement pour la grande majorité et dont on sait que la disparition des Anciens dans nos régions et l’abandon progressif de certaines traditions condamnent à être perdues définitivement si rien n’est fait ici et maintenant.

Le Grand Concours Départemental des Contes, Proverbesou Devinettesde l’Atacora et de la Dongapermet par la même occasion de susciter davantage l’intérêt des Béninoises et des Béninois à l’écriture à travers cet événement culturel qui les incite à la littérature par le conte et le proverbe. En ce sens que cette écriture concerne d’abord quelque chose qui est du domaine à la fois des premières formes de littérature et des premiers souvenirs qui tissent les liens sociaux et éveille l’intelligence à travers la morale des contes dans toutes les cultures du Bénin et d’Afrique.

L’objectif spécifique du Grand Concours

Galerie images