L’Institut de Recherche et de Documentation de l’Atakora (IRDOC-ATAKORA)

La Région de l’Atakora

L’Atakora historique que l’on écrit, volontiers, avec un « K » pour marquer la distinction d’avec le département de l’Atacora sis au Nord-Ouest du Bénin et qui s’écrit généralement avec un « C », s’entend comme la région géographique et physique qui s’étend de part et d’autre de la chaîne de montagnes éponyme. Elle relie principalement le Bénin au Ghana en passant par le Togo.

Mais les peuples que nous entendons par « peuples de l’Atakora » se trouvent disséminés bien au-delà de ces trois pays qui en constituent une délimitation physique purement arbitraire, du fait de la présence de la montagne ainsi nommée. Il faut sous-entendre par cette dénomination « peuples de l’Atakora », tous les peuples connus sous l’appellation « Gour » (Voltaïques) par les linguistes et tous ceux qui leur sont apparentés.

L’Institut de Recherche et de Documentation de l’Atakora (IRDOC-ATAKORA)

L’Institut de Recherche et de Documentation de l’Atakora (IRDOC-ATAKORA) est une structure de la Fondation Teiga qui entend ainsi s’arc-bouter sur ce noyau linguistique pour l’explorer et le documenter de la manière la plus large, la plus exhaustive et la plus complète possible ;  en allant jusqu’à ses origines les plus lointaines possibles, dans la Vallée du Nil et dans la Nubie historique.

Pour ce faire, l’IRDOC-ATAKORA s’est assigné comme objectif de départ de se focaliser sur des peuples-témoins dont les traditions s’enracinent dans la nuit des temps que sont les Natemba et les Batammariba pour ensuite élargir la recherche à tous les autres peuples à la manière dont les Natemba et les Batammariba savent si bien fabriquer leur crêpe de voandzou. L’image de cette analogie est loin d’être anodine, car elle est hautement symbolique et historique.

Sont ainsi concernées d’emblée, plus de 80 peuples parlant ces différentes langues Gour de cette famille de langues dites nigéro-congolaises et qui couvrent des pays comme le Bénin, le Togo, le Ghana, le Burkina, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Nigeria. Au-delà, l’approche de l’IRDOC-ATAKORA se veut plus continentale. Tout sujet digne d’intérêt concernant l’Afrique méritera étude, recherche et documentation.

 L’Institut de Recherche et de Documentation de l’Atakora (IRDOC-ATAKORA) estanimé par une équipe de recherches. Laquelle a pour vocation d’entreprendre des recherches dans l’Atakora (Bénin, Togo, Ghana, Burkina) et plus largement dans la Boucle du Niger et de les mettre à la disposition du public, des étudiants, des chercheurs et autres instituts ou universités dans des champs de la connaissance aussi divers que les suivants:

–         Ethnologie

–         Histoire

–         Anthropologie

–         Philologie

–         Littérature africaine

–         Théologie

–         Philosophie

–         Linguistique

–         Archéologie

–         Sociologie

–         Interculturalité

–         Historiographie

–         Natambermalogie (Etudes des peuples Natemba-Batammariba)

–         Nubiologie (Etudes nubiennes)

–         Géographie

–         Etc.

 L’IRDOC-ATAKORA s’appuie sur des chercheurs membres et associés pour mener à bien ses programmes de recherche dans l’ensemble des domaines scientifiques susmentionnés.

 L’IRDOC-ATAKORA est ouvert à tous types de partenariats qui concourent à la l’accomplissement de sa mission. Qu’il s’agisse de partenariats avec des personnes physiques, des institutions, universités ou autres. Les chercheurs de l’IRDOC-ATAKORA sont ainsi vivement encouragés à développer des  programmes internationaux de coopération scientifique dans les domaines de leurs compétences.

Excepté la mise en place d’un Centre de recherches sur les langues et civilisations africaines, l’IRDOC-ATAKORA a l’ambition de servir de centre d’échanges et de rencontres, de formation des jeunes et des femmes. En somme, un centre d’éducation alternative. Autant d’actions qui sont faites pour contribuer à résorber le chômage pour les uns et générer des revenus pour les autres.

Direction 

L’IRDOC-ATAKORA est composée de :

Directeur &  Chargé de communication : Marcus Boni Teiga

Directeur délégué: Michel N’Tcha Layota

Chargé de mission études et expertise : Dominique Sewane

Chargé de recherches : Léon Bani Bio-Bigou, 

Chargé de l’administration : Abdul Yazid

Chargé de la comptabilité et de la gestion financière : Amouzath Tiéga,

Chargé de la documentation et des archives : Laurent Ndah NDati et Désiré Bakoukalebe Kpakou

Comité Scientifique

Le Comité scientifique de l’IRDOC-ATAKORA est composé de trois types de membres, à savoir les membres d’honneur et à vie, les membres permanents et les membres associés.

Membres permanents

1 – Dr. Léon Bani Bio Bigou

Le Professeur Léon Bani Bio Bigou a fait ses études doctorales de Géographie et économique à l’Université de Bourgogne à Dijon (France). Il est enseignant-chercheur et Directeur scientifique du Laboratoire d’Etude des Dynamiques Urbaines et Régionales (LEDUR) à l’Université d’Abomey-Calavi, au Bénin. Professeur Titulaire des Universités-CAMES en Géographie Humaine et Economique, il demeure l’un des grands acteurs de la vie sociopolitique béninoise. Commandeur de l’Ordre National du Bénin, Ancien Conseiller Technique du Président Mathieu Kérékou à l’Enseignement Primaire (1996-1998), Ancien Coordonnateur du Réseau des Parlementaires Béninois sur Population et Développement (2003-2007), Ancien Premier Vice-président de l'Assemblée nationale du Bénin (2005 à 2007), Ancien Secrétaire général de l'Université d'Abomey-Calavi (2008-2017), il est YérimaSommon (Ministre-conseiller Spécial) à la Cour Impériale de Nikki (depuis 2012).

Le Professeur Léon Bani Bio Bigou a publié de nombreux ouvrages, notamment sur l’histoire du peuple Baatonou: Les origines du peuple Baatonou (Bariba)L'opposition des Bariba du Borgou à la pénétration et à l'occupation coloniale de 1888 à 1916 : "le cas de Bio Guera" : contribution à l'étude de l'histoire des Baatombu "Bariba", Saka Yerima et Koto N'Gobi, alias Tama Sounon Bon NoukiKpounon : deux grandes figures de la résistance du peuple Baatonu "Bariba" contre la pénétration coloniale dans le Borgou à la fin du XIXe siècleCULTURES AFRICAINES: Cérémonies de récupération, vivante, d’une adepte du culte Koro/Sambani après vingt (20) jours de détention dans l’eau.

Outre ses publications scientifiques, le Professeur Bio Bigou a largement contribué à doter le Bénin de certaines lois importantes lorsqu’il était au Parlement : il est auteur de la loi sur le VIH/SIDA après avoir favorisé le vote des lois sur la santé de la reproduction, sur les mutilations génitales féminines, sur les trafics d’enfants, sur les violences faites aux femmes…

Homme politique, le Professeur Léon Bani Bio Bigou a siégé à l’Assemblée nationale du Bénin de 1998 à 2007 et il est aujourd’hui le Secrétaire général d’une formation politique dénommée : Forum Africain pour la Restauration, la Réconciliation et l’Emergence (FARRE) ayant pour logo un cheval en position de combat.

2 - Dr Kalamba Nsapo

Le Professeur Kalamba Nsapo est Docteur en sciences théologiques et Diplômé de philosophie. Professeur de théologie et d’études interculturelles, il est le Doyen de la Faculté d’études interculturelles à l’Université Protestante d’Etudes interculturelles de Bruxelles et à la Faculté de formation théologique de Bruxelles. Chargé de recherches à l’Institut universitaire africain d’études prospectives (INADEP),  une institution à vocation africaine, ses domaines de recherche sont : théologie, interculturalité, anthropologie religieuse, sociologie, historiographie africaine, religions africaines, physique quantique.

Dans Une approche afro-kame de la théologie, il soutient qu’il est possible de se rendre compte d’un effort de renouvellement des perspectives à partir de la conscience des enjeux de la pensée pharaonique plus de 2000 ans avant notre ère. Il repense le paradigme de la théologie sur fond du dialogue entre Egypte antique et Afrique noire. C’est une réorientation fondamentale de la théologie africaine.

On lui doit, en outre, la réécriture, à partir du promontoire égypto-nubien, de l’histoire de la théologie kémite qui lui a permis d’avoir le Prix International Imhotep. A cet égard, il rend compte non des Parties, mais du Tout des « grands courants » de ce vaste champ heuristique en déclinant les paradigmes égypto-nubien, négro-arabe et judéo-chrétien. Aux dires du professeur Biyogo Grégoire, « pareille tentative n’avait point vraiment encore été engagée ».

Depuis un certain temps, l’interculturalité est devenue le nouveau champ d’investigation des recherches du Professeur  Kalamba Nsapo. Il voudrait qu'on traite de l’interculturalité dans le cadre d’une discipline ayant son histoire, sa géographie, son champ méthodologique, son contenu, sa contextualité et sa vision prospective. On parlerait alors d'interculturalitologie ou d’un discours scientifique sur l'interculturalité ! On ne peut pas se contenter de parler du caractère transversal et flottant de ce concept. Interculturalitologie signifierait aussi "sciences de l'interculturalité" (linguistique, histoire, psychologie, anthropologie, sociologie, communication, théologie, philosophie, etc). C'est de la même façon qu'on parle des sciences du langage.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment :

    1-Ecclésiologies d’épiscopats négro-africains. Essai d’analyse de contenu, Bruxelles, Ed. Société Ouverte, 2000.

    2-Théologie africaine. Question de méthode, Bruxelles, Ed. Société Ouverte, 2003.

    3-Chrétiens africains en Europe, Munich, PUA, 2004.

    4-Une approche afro-kame de la théologie, Paris, Menaibuc, 2005.

    5-Fatigué d’être Africain ? Paris, Menaibuc, 2006. Rééd. 2007 aux PUA (Munich).

    6-Monothéisme, Paris, Menaibuc, 2007. Rééd. 2009.

    7-Prier à l’africaine. Rencontre avec Mufuki, Paris, Menaibuc, 2007.

    8-Bunkaaya bwaMufuki, Munich, PUA, 2007.

    9-La négritude vue par un théologien africain, Paris, Menaibuc, 2008.

    10-Renaissance de la théologie négro-africaine (dir.), Munich, PUA, 2009.

    11-Disamuna Diiba, Munich, Afrobook, 2010.

    12-Repenser la mission chrétienne. Un regard africain, Munich, Afrobook, 2010.

    13-Héritage du discours théologique négro-africain (dir.), Munich, PUA, 2011.

    14-Y a-t-il des Africains au Ciel ? Paris, Menaibuc, 2011.

  1. Praying in Africa, AsarImhothep, 2012.
  2. Les grands courants de la théologie du monde noir (Afrique + Diaspora), Paris, Ed. Imhotep, 2012.

      Prix reçu dans le cadre du Premier Salon du livre panafricain de Paris 2012 :

      Prix International Imhotep.

  1. Le vivre ensemble. Approche pluridisciplinaire (dir.), Paris, l’Harmattan, 2017.
  2. Unité et pluralité de la vérité. Mélanges en l’honneur du Prof. Ngindu Mushete (dir.), vol I, Paris, Imhotep, 2014.
  3. Unité et pluralité de la vérité. Mélanges en l’honneur du Prof. Ngindu Mushete (dir.). vol II, La Croix du Salut, 2015.
  4. DisamunaDiiba, 2è éd., Douala, Editions C.A. Diop, 2015.
  5. L’interculturalité en question, Amazon, 2016.
  6. Théologie africaine : Les grands courants de pensée de l’antiquité au XXIème siècle, Douala, Ed. C.A. Diop, 2016.

3 - Dieudonné GNAMMANKOU 

Dieudonné Gnammankou est docteur en histoire et civilisations de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS), diplômé en linguistique et littérature russes de l'INALCO (Langues'O, Paris) et de l'Université de l'Amitié de Moscou (Russie). Il est aussi Fondateur et directeur des Editions Dagan à Paris.

Chercheur pluridisciplinaire en histoire de la diaspora africaine en Europe et dans le monde ottoman, en civilisation africaine et en langues et littératures slaves. Auteur primé et traduit, il est depuis 2004 membre du Jury du Prix littéraire Ahmadou Kourouma du Salon du livre de Genève.

Ses travaux sur l'origine camerounaise de Pouchkine ont mis fin à un siècle de polémique en Russie. Il a reçu en juin 1999 le Prix Pouchkine de la Fondation Russe pour la Culture "pour sa contribution essentielle à une meilleure connaissance de Pouchkine". Son ouvrage historique, Abraham Hanibal, l'aïeul noir de Pouchkine, paru aux Editions Présence Africaine à Paris, a été traduit et primé en Russie.

4 - Jean-Baptiste ADJIBI 

Jean-Baptiste Adjibi est linguiste et enseignant à la Faculté des Sciences de l’Université de Créteil, en France. Consultant pour l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie), ancien chroniqueur de l’émission « Façon de parler » sur RFI, il est aussi écrivain et éditeur.

5 - Orazio Maria VALASTRO 

Docteur en Sociologie et chercheur indépendant. Né à Catane en 1962. Affilié à la Société internationale de mythanalyse (Montréal-Québec. Il a fondé et dirige depuis 2002, en qualité de directeur scientifique, les publications électroniques de M@GM@, revue internationale en sciences humaines et sociales éditée par l'Observatoire Processus Communications de Catania, et la Collection Les cahiers de M@GM@ éditée par Aracne de Rome. Il dirige et anime depuis 2005 les Ateliers de l'imaginaire autobiographique, un projet d'animation sociale et culturelle accompagnant à la narration et à l'écriture de soi (Organisation de volontariat Les étoiles dans la poche, Catania). A créé en 2012 Thrinakìa, prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques dédiées à la Sicile. Il a obtenu un doctorat de recherche en sociologie en 2011, à l'Université Paul Valéry de Montpellier, avec une thèse sur l'écriture autobiographique « Biographie et mythobiographie de soi ». Il est titulaire d'un doctorat en Sociologie (2011) à l'Université Paul Valéry Montpellier III, et d'une maîtrise en sociologie (1995) à l'Université Paris Descartes. Il s'est perfectionné en Théorie et analyse qualitative dans la recherche sociale (2000) à l'Université La Sapienza de Rome, et en Promotion sociale et prévention de l'exclusion sociale (2000) à l'Université de Urbino. Il est diplômé à la Libre Université de l'Autobiographie d'Anghiari (2006) en Formation autobiographique dans les écritures relationnelles de soins.

6 - Professeur Charles Bonnet

Le Professeur Charles Bonnet est célèbre de par le monde pour avoir été le découvreur des « Pharaons Noirs » mais qu’il convient d’appeler « Pharaons Nubiens » ou « Pharaons de Nubie et d’Egypte ». Eminent égyptologue et archéologue, il fut pendant longtemps le Chef de la mission suisse d’archéologie au Soudan. Il a passé plus de cinquante ans de sa vie à fouiller au Soudan (ancienne Nubie) et demeure un spécialiste de réputation inernationale.

Pour plus d’informations:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bonnet_(orientaliste)

7 - Professeur Dominique SEWANE

Dominique Sewane est titulaire d’un Doctorat en Anthropologie de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), obtenu en mars 1999. Elle a fait des recherches situées au carrefour de la tradition orale, de l’histoire culturelle, de la préhistoire, de l’anthropologie comparative et religieuse. 

Titulaire de la Chaire Unesco "Rayonnement de la pensée africaine - Préservation du patrimoine culturel africain", Université de Lomé, Togo, elle est auteur d'ouvrages de référence sur les Batammariba du Togo-Bénin.